samedi 6 octobre 2012

Je résisterai à l'horreur : si, si !




Même si j'en parle un peu tard, les vacances sont décidément trop courtes et parfois emplies de palpitantes aventures. Enfin, quand je dis palpitantes …..

J'étais bien agréablement installé dans mon modeste jardin en train de profiter de ces trop rares instants que notre soleil d'été daigna nous accorder. Songeant non sans une malice certaine au brio avec lequel nos différents commentateurs météo entraient fâcheusement en contradiction avec leurs propres dires journaliers, je laissai à ma pauvre carcasse le soin de profiter de ces moments oscillant entre la tempête de neige prévue a posteriori et la canicule dont les valeurs représentent continuellement des records dont on se passerait volontiers. Une de mes mains tenait nonchalamment le diabolo-menthe indispensable à mon bien-être tandis que l'autre se situait dans le même état d'inactivité que mon cortex cervical, le corps mollement allongé sur un digne hamac à la présence aussi stratégique que vitale.

C'est dans cet état d'intense concentration relative se situant aux frontières du rêve éveillé que mon regard atone parcourait avec la précision d'un scanner datant de trop nombreuses décennies les innombrables herbes de ce jardin que mon courage n'osait encore tondre. Un léger halo de clarté naissait à quelques mètres de moi alors que …..

Un halo de clarté ? En pleine journée d'été ? En train de croître ? Et si …....


A peine avais-je terminé ces éparses pensées dans les limbes profondes de mes miasmes encéphaliques qu'une large raie lumineuse descendit des nuages, immédiatement suivie d'une brève musique organique et d'un puissant éclair. Ce bref mais intense maelstrom sensoriel terminé, j'observais avec stupeur que mes réflexes m'avaient conduit à bas de mon hamac, pieds par-dessus tête, tenant encore décemment par le plus heureux des hasards cette limonade si fraîche qu'attendait mon gosier si sec.

Je levais au mieux ma figure dont l'empreinte marquait un sol pourtant sec pour porter mon regard sur un gros orteil qui se situait à une dizaine de centimètre de mon lieu de chute. Levant encore la tête, je percevais à l'orée de ma vision un index pointé vers moi et, loin derrière lui – perspective oblige ! -, un individu à la digne stature qui me regardait furieusement.

Je crois que c'est là que mon verre décida de littéralement exploser dans ma main, déversant son contenu sucré sur ma personne. Je songeais intérieurement que cette journée ne se bâtirait pas sous les auspices les plus heureuses. Que se passait-il donc ? Pourquoi moi ?

C'est alors que l'auguste personne se mit à parler d'une voix haute et claire, même si elle fut en premier lieu tonitruante, vraiment tonitruante :

  • Ainsi, c'est toi, vil cloporte ! C'est donc ici que doit s'accomplir ta destinée !
  • Euh …. Qui ça ?
  • Saches, pitoyable assemblage d'eau et de carbone qu'il m'a été donné pouvoir pour stopper par tous les moyens nécessaires les multiples perfidies que tu répands auprès de tes pauvres semblables par le biais de votre jouet technologique qu'est ce réseau mondial que moult d'entre vous chérissez tant.
  • Mais je ne comprends rien à ce qui se ….

A cet instant, plusieurs bris de verre retentirent au-dessus de ma tête, suivis de plusieurs douches de diabolo menthe, limonade sucrée incluse. Ainsi, j'étais donc réduit au silence, impuissant devant cette démonstration de force brute. D'une autre côté, toutes mes tentatives pour me relever s'avéraient vouées à l'échec : C'était vraiment une journée sans.

  • On m'a envoyé sur ce plan d'existence pour t'enseigner le digne chemin du joueur éclairé. Il est plus que temps pour toi que tu respectes le travail de cette infinité de personnes qui suent sang et eau pour apporter le contentement auprès de leurs semblables. Si tu ne bâtis pas de temps à autre l'éloge d'un divertissement numérique, apprends que tu seras projeté dans l'un de ces jeux que tu critiques tant sous la forme la plus horrible qui soit.
  • Oui, mais …

Et l'être disparut. Du fond de mon être montait l'onde d'un effroi qu'il me fallait maintenir à tout prix si je souhaitais réussir le tâche que l'on m'avait si ignominieusement assigné. Même si l'on me forçait, je ne pouvais empêcher mes souvenirs de se fixer sur le sort dans lequel j'avais propulsé quelques centaines de monstres lors de mes séances de jeu. Surtout de la façon dont je les y avais propulsé, d'ailleurs. Et de monstres à horrible, il n'y avait qu'un pas que je ne souhaitais pas franchir.

Je devais réagir, et vite !
Étant toujours allongé piteusement dans une marre mélangeant terre et limonade, je me levais et pris une longue douche destinée à me décrasser le corps comme à m'aiguiser l'esprit. Cet esprit choqué, il me fallait ensuite le structurer, le hiérarchiser. Chose fut faîte au bout de quatre psychothérapeutes et de 180 séances. J'étais prêt, et mon thème également. Tout pour éviter la forme horrible.

Je vais donc mélanger deux thèmes, l'un très subjectif et l'autre beaucoup plus financier !

Pour l'aspect subjectif, je porterai mes propos vers les jeux dans l'espace. Il paraît que ce type de jeu n'est pas très porteur comme il est vrai qu'untel adore réaliser une barbecue de bestioles poilues ou devenir le maître incontesté d'une cité antique. Il en faut heureusement pour tout les goûts et les miens se sont portés depuis bien longtemps vers les jeux intersidéraux. J'y apprécie ces phases de calme pendant lesquelles on peut y accomplir une gestion, même légère, entre des combats sinon intenses mais au minimum prenants.

L'aspect financier s'avérera des plus simples dans la mesure où le jeu abordé ici est un jeu gratuit, au moins gratuit à jouer. Il possède certes des éléments que le joueur peut acheter mais nul n'y est obligé. De plus, sa qualité est pour moi suffisamment intéressante pour que l'on s'y attarde. En effet, j'ai rencontré de nombreux jeux payants qui ne possédaient pas toutes les opportunités de ce gratuit.

Je vais vous parler d'un coup de cœur, d'un jeu bien sympathique dans la grande famille des jeux spatiaux gratuits même s'il ne représente pas l'Everest dans le genre. Je pense néanmoins qu'il possède suffisamment de vertus pour que je puisse me permettre, en toute modestie, de vous le présenter et d'en tracer les limites.

Je vais donc vous parler de PIRATE GALAXY ! De quoi s' agit-il donc ?


Pour faire simple, vous incarnez un pirate dans un vaisseau qui, au début, représente plus une cacahuète volant avec un armement initial qui s'apparente plus à une fronde qu'à un blaster digne de ce nom. Évidemment, au plus vous tuez des méchants ou au plus vous réalisez des missions, au plus votre niveau augmentera, devenant ainsi un pirate digne de ce nom. Le jeu est assez complet dans la mesure où il permet :




    • De posséder plusieurs vaisseaux – au maximum, 50 je crois - dans un hangar,
    • D'avoir plusieurs familles de vaisseaux ( Tank pour pilonner, Ingénieur pour assister et soigner, Etc, … )
    • D'explorer plusieurs planètes par systèmes,
    • De réaliser des missions normales ( ou blanches ) pour avoir des succès dans un système,
    • De réaliser des missions histoire pour passer d'un système donné au système supérieur,
    • De survivre, si on a de la chance, à des événements fournis par l'équipe de modération ( certains sont quasiment impossibles tandis que d'autres sont très amusants ),
    • De créer des flottes ou des alliances de flotte,
    • De dialoguer avec beaucoup d'autres joueurs car il s'agit bien entendu d'un jeu en réseau,
    • D'y jouer sur n'importe quel ordinateur possédant Windows ( La version Linux n'existe pas encore, désolé ! ) car il peut se jouer uniquement sur navigateur sans avoir à télécharger un programme quelconque. Je signale également le fait qu'il est possible, si le joueur le souhaite, d'implanter la partie client du jeu sur un PC personnel.

Et je dois sans doute en oublier. Pour un jeu gratuit, je pense que cela ne commence pas mal du tout. L'intérêt que je lui porte réside dans le fait que sa construction facilite le dialogue entre joueurs. On ne se retrouve donc pas côte à côte isolés dans un même jeu mais ensemble à réaliser certaines missions ou à occuper le temps par des dialogues parfois complètement inutiles mais ô combien humoristique et savoureux. Cela représente pour moi le point fort du jeu : Si l'on veut évoluer, il faut échanger avec d'autres joueurs, élément que bon nombre d'autres jeux en multijoueurs occultent totalement.

De vieux routards des réseaux me rétorqueront qu'on tombe parfois sur de sacrés loustics qui, sans être méchants, se présentent comme de très forts ralentisseurs. Il est vrai, qu'à ce sujet, j'ai pu distinguer quelques perles mais je pense que ce type d'écueils se retrouvent partout, y compris hors des jeux vidéos. Mon instinct, dans toute la magnificence d'une subjectivité non agressive, aurait tendance à percevoir dans PIRATE GALAXY, deux grosses familles de joueurs : Celles des survoltés qui foncent pour atteindre le plus rapidement possible le rubicond du niveau 85, et celles des escargots à injection qui prennent leur temps et visitent un peu le paysage avant de continuer leur petit bonhomme de chemin. Somme toute, entre ces deux extrêmes, chacun y trouvera un plaisir à jouer.


PIRATE GALAXY est, pour ma part, un jeu très sympathique qui, par une alchimie savamment dosée, sait instaurer un dialogue entre joueurs de profils différents. La chose est pour moi suffisamment rare pour que je me permette de la répéter, toute imperfection exclue. Ce dialogue fait perdurer le plaisir du joueur et décale fortement dans le temps la sensation de répétitivité que l'on rencontre si fréquemment.

Et j'ai bien dit décalée. Car il est vrai que, hors les missions histoire, cette empreinte de refaire souvent la même chose rejaillit à terme mais pas plus tôt que bon nombre d'autres jeux payants. PIRATE GALAXY reste pour moi dans ce type de jeu un excellent exemple du jeu très sympathique pour qui aime le thème abordé.


Une dernière chose ! Si vous trouvez quelqu'un dans votre jardin qui a une grosse voix et qui râle souvent, pourriez-vous lui communiquer un exemplaire de cet article. ?

Merci d'avance.

Suite au prochain épisode........


Recommander, suivre ce Blog sur votre ordinateur ou votre téléphone portable.